Voici un extrait d'un des sites que j'ai consultés:
"En réponse à Eliazar et Antoine.
Oui, Gorze fait bien partie de l'Eglise copte, via l'Eglise orthodoxe copte française (EOCF) et le patriarche dont le père Goettmann se réclame est bel et bien le pape et patriarche Chenouda III d'Alexandrie des Coptes, lequel accueillit en 1974 les deux évêques à l'origine de cette mission. Depuis le début de cette année, le père Goettmann, devenu le "père Joseph-Alphonse", est même vicaire général de l'Eglise orthodoxe copte française. Il faut simplement préciser que l'EOCF est une juridiction parallèle pour les Français qui rejoignent l'Eglise copte orthodoxe, bien que son prêtre de Sarcelles soit lui-même Egyptien; les paroisses "coptes de souche" en France dépendent normalement directement du pape Chenouda.
Il était une fois un citoyen néerlandais du nom de Johannes Maria Blom Van Assendelft, né à Amsterdam le 20 août 1923. Nous le trouvons consacré une première fois évêque par Mar Justinos Thiesen, "Archevêque de l'Eglise Vieille-Catholique Romaine en Allemagne" (rien à voir avec les vieux-catholiques officiels de l'Union d'Utrecht) le 25 janvier 1953 à Cologne. Le 20 mars 1955, à Chelsea, Mgr Van Assendelft est consacré une deuxième fois évêque par Mar Joannes Nicholson, "Archevêque de Karim et primat de l'Ancienne Eglise catholique", et par Mar Peter Knill-Samuel, "évêque titulaire de Naim". Mgr Van Assendelft crée alors une paroisse à Chelles et une communauté de religieuses dominicaines soignantes à Boulogne-sur-Seine. L'année suivante (1956), le jeune évêque devient "Mar Joannes Maria, Prince Patriarche de l'Eglise Catholique Apostolique Primitive d'Antioche Orthodoxe et de Tradition Syro-Byzantine", 147ème successeur de saint Pierre. Le 18 novembre 1956, à Rome, il couronne le jeune Italien Lavarello-Lascaris comme "Sa Majesté Impériale Marziano II Lavarello Lascaris, Basileus de Constantinople et de tout l'Orient chrétien" et 269ème empereur romain. Le 2 mai 1957, Mgr Van Assendelft est consacré évêque pour la troisième fois par l'évêque vagant suisse Mgr Julien Erni, président de la "Ligue oecuménique pour l'unité chrétienne". Le siège du patriarcat de Mgr Van Assendelft était installé au 149, rue de Bagnolet, à Paris, et sa cathédrale patriarcale, la chapelle Notre-Dame de l'Unité, au 36, rue de Saintonge, aussi à Paris.
Passons sur les péripéties de 1957 à 1974. Le 2 juin 1974, le patriarche Chenouda III, esprit très tourné vers l'apostolat hors des frontières de l'Egypte, reçoit Mgr Van Assendelft comme "évêque Markos de Toulon et de la France" et un autre évêque (Bernard Canepa, citoyen français né le 7 mai 1933) comme chorévêque, plus particulièrement en charge de Paris. La revue catholique romaine Proche-Orient chrétien (POC) exprime alors son étonnement que l'ex-patriarche Johannes Maria soit consacré évêque sans période de formation au sein de l'Eglise copte, alors qu'il n'avait jamais eu de liens particuliers avec cette Eglise. Mais, d'après cette même revue POC, le nouvel évêque a annoncé son intention de créer une mission en Europe, et la décision du patriarche Chenouda apparaît comme nécessaire à la réussite de ce grand projet. Mgr Markos sera nommé métropolite en 1994 et son chorévêque consacré évêque le 19 juin 1994.
Ce n'est pas par méchanceté que je me suis étendu sur le lointain passé de Mgr Markos. J'ai connu d'anciens évêques vagants qui sont devenus de bons clercs orthodoxes. Toutefois, le chemin de vie de Mgr Markos, qui l'a amené à connaître différents rites, différentes traditions et différentes voies spirituelles, peut contribuer à expliquer certains aspects de l'Eglise orthodoxe copte française qui dénotent par rapport à ce à quoi l'Eglise copte "courant habituel" nous a accoutumés et qui nous déroutent au premier abord: existence de paroisses de rite écofien (rite au demeurant approuvé par le patriarche Chenouda), réception de Béthanie malgré les réserves de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France à propos de ce groupe, nomination du père Goettmann comme vicaire général de l'EOCF , insertion de "la solennité du Sacré-Coeur" à la date du 7 juin (du moins dans le calendrier du mois de juin de l'EOCF tel que j'ai pu le consulter avant-hier sur le site de l'EOCF
http://eocf.free.fr/index.html ), ce qui surprend dans la mesure où le culte du Sacré-Coeur est une hérésie néo-nestorienne et que l'Eglise copte est très anti-nestorienne, introduction dans le sanctoral de saints catholiques romains très postérieurs à l'adoption du Filioque, tels le jésuite Jean-François Régis, etc.
Mais, même si certains choix de l'EOCF peuvent nous étonner, il ne s'agit pas moins d'une métropole canonique de l'Eglise copte. Il semblerait juste que celle-ci ait décidé de laisser à cette métropole, sous la conduite du métropolite Markos, assisté de l'évêque Athanasios et maintenant du vicaire général Joseph-Alphonse, une grande liberté d'action afin d'adapter son action pastorale aux conditions particulières de la France."
Pour ceux que cela intéresse, en voilà l'adresse:
http://www.forum-orthodoxe.com/~forum/viewtopic.php?t=18&highlight=abba+marcos